Galerie : Art du Japon, Antiquité Japonaise, Annie Minet et Luc Merenda à Thoiry, proche de Paris, France, 
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ANTIQUITÉ JAPONAISE : STATUAIRE

Paire de Sculpture

Paire de Sculpture en bois sculpté représentant des renards Shinto

Bois sculpté à traces d’apprêt et de pigments

JAPON
XVIII è siècle
EDO

Hauteur 48 - Longueur 33 cm

Le renard est le carnivore le plus commun au Japon.
En Chine, le renard avait le pouvoir de soumettre les esprits et, arpentant souvent les cimetières, il représentait l’âme des défunts.
Selon les Japonais, il est investi de pouvoirs spéciaux depuis les temps anciens. L’animal était à la fois un symbole de ruse et d’habileté, mais aussi de sensualité et d’érotisme, particulièrement lorsqu’il était accompagné d’une femelle.
A partir de la période ASUKA ( 552-710 ) très influencée par la culture chinoise, les Japonais ajoutèrent à leurs propres croyances les conceptions chinoises.
Il possédait également le pouvoir de se transformer en personnes ou en objets inanimés (par exemple, la TETSUBIN, ou bouilloire à thé).
Ces symboles ont coloré l’art japonais, particulièrement pendant la période EDO.

Cependant, de nombreuses représentations relèvent du culte d’INARI.
Le culte d’INARI aurait été, d’après les annales du Japon ancien, célébré pour la première fois en 711 par le clan des HATA, immigrés qui cultivaient les céréales et pratiquaient l’élevage des vers à soie.

D’un point de vue étymologique, INARI signifie « fructification du riz ».
Il est généralement définit comme un aspect personnalisé de la divinité des rizières.
Au IXème siècle, il est associé à la secte SHINGON et un rang de cour lui est attribué.
Dès lors, sa notoriété n’a de cesse de croître.
Durant le Moyen-Age, au fur et à mesure que l’économie du pays allait en se diversifiant, la personne d’INARI se chargeait d’aspects nouveaux.
Elle étendit dans un premier temps ses compétences au commerce et à l’artisanat, puis finalement à l’industrie et à la finance.
Parallèlement, elle prit la nature d’une divinité qui protège les lieux de résidence.
Ainsi, le culte d’INARI finit par s’étendre partout, des petites rues de campagne aux terrasses des buildings où se profilent ses portiques rouges.

Les renards en tant que messagers et gardiens familiers du dieu.
Avant même d’être associé à INARI, le renard était en relation avec les cultes animistes liés aux rizières.
Crédité d’une force mystérieuse, notamment connu pour ses pouvoirs de possession, fait qu’on le craint, on lui rend un culte pour le propitier.

La tradition veut que sa force réside dans une boule irradiante qu’il tient dans sa gueule et qu’on représente comme une incandescence au bout de sa queue.
En tant qu’associé d’INARI, il a bénéficié de l’ascension de son patron, jusqu’à recevoir lui-même un titre de cour.
Représenté soit comme monture du dieu, soit, sous la forme d’un couple d’assistants.
Ces derniers servent également de gardiens de sanctuaires.

En général, l’élément de gauche du couple est représenté portant dans la gueule une clé et celui de droite, une boule-joyau : TAMA, que l’on peut retrouver chez les deux animaux sous la forme des extrémités dorées de la queue.

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